Avec EDIP, nous posons les fondations d’une Europe adulte, capable de se défendre elle-même.
Nous posons les bases d’une Europe réellement libre.
Avec EDIP, nous posons les fondations d’une Europe adulte, capable de se défendre elle-même.
Nous posons les bases d’une Europe réellement libre.
J’alerte la Commission et les États membres : il faut augmenter rapidement le budget de cet instrument d’avenir.
Les options existent : un emprunt commun ciblé ou l’utilisation des avoirs publics russes gelés en Europe.
Aujourd’hui est un jour qui fera date.
Mais soyons clairs : EDIP n’est qu’un début.
C’est un embryon encore sous-financé face à l’ampleur du défi.
Avec EDIP, et l’Instrument de soutien à l’Ukraine, nous renforçons la coopération entre nos bases industrielles.
Un pas important pour l’Ukraine, un pas vital pour l’Europe.
Et nous le ferons avec les Ukrainiens.
La résistance ukrainienne est la première ligne de défense de notre continent.
L’industrie de défense ukrainienne est le fer de lance de cette résistance.
Coopération : EDIP incite nos États à sortir des logiques nationales, à investir, produire et acheter ensemble.
Nous sommes européens, nous agirons européens, nous planifierons européen.
Toutes les décisions stratégiques seront prises en Europe, par des Européens et pour des Européens.
Aujourd’hui, nous actons la naissance — enfin — de la préférence européenne en matière de défense !
La logique est simple : souveraineté et coopération.
Souveraineté : les fonds européens financeront les productions européennes.
Productions faites, employant et maîtrisées en Europe, sans restrictions extérieures.
Le programme européen pour l’industrie de défense (EDIP) sera le socle de notre défense commune et souveraine.
Pour la première fois, l’UE établit un cadre clair pour financer la production et l’achat de matériel militaire.
Montrons à tous, surtout à nos adversaires, que l’Europe ne rime plus avec impuissance.
La démocratie n’est pas la faiblesse.
Nous allons nous renforcer et nous préparer.
Nous ne voulons pas la guerre, mais pour l’éviter, il faut dissuader l’ennemi de la déclencher.
Nous devons être prêts moralement, stratégiquement, matériellement.
Face à cette menace existentielle, que faisons-nous ?
Enfouir notre tête dans le sable ?
Organiser des manifestations pour la paix ?
Ou céder au tyran pour éviter ses foudres ? Non.
Écoutons Bruno Kahl, chef des services allemands, qui alerte sur un risque d’invasion avant 2029.
Entendons le général Mandon, chef d’état-major français, qui appelle à se préparer à une confrontation militaire directe avec la Russie.
Nous vivons sous le chantage permanent de Trump. Nous baissons la tête, tolérons ses insultes, espérant que cette flagornerie l’empêchera de sacrifier l’Ukraine, et nous avec elle.
Mais la réalité est claire : nous, Européens, sommes seuls face à un régime russe qui nous menace.
La liberté repose sur la maîtrise de son propre destin.
Si l’Europe veut rester libre, elle doit reprendre le contrôle de sa sécurité.
Nous sommes trop dépendants des États-Unis, que ce soit pour l’aide à l’Ukraine ou notre propre défense.
La réponse est évidente et implique des changements vertigineux en Europe.
Déléguer sa sécurité à une capitale étrangère est une folie.
Déléguer sa sécurité à une capitale étrangère qui ne se soucie pas de vos intérêts vitaux est un suicide.
Dans ce moment de bascule historique, posons-nous une question simple : pouvons-nous faire confiance à Trump et JD Vance pour défendre nos nations face à Poutine ?
Non !
Ce jour fera date.
Avec l’adoption du programme EDIP, nous posons les bases d’une défense européenne réellement souveraine.
Face à Poutine, nous ne pouvons plus dépendre de Trump.
Nous allons construire une Europe libre et puissante.
Ensemble, sauvons le devoir de vigilance : actionnetwork.org/forms/sauvon...
Mais je ne lâche rien. Nous lançons une grande campagne de mobilisation.
Nous avons 3 semaines pour convaincre.
Le 13 novembre aura lieu un nouveau vote en plénière du Parlement européen.
Ce jour-là, tout peut basculer.
La droite, alliée à l’extrême-droite, va tout faire pour torpiller le texte.
Maintenant, il reste 3 semaines pour empêcher la droite et l'extrême-droite de détruire ce texte fondamental pour lequel nous avons tant lutté, vous et moi, lors du précédent mandat.
Hier, au Parlement européen, à 9 voix près, nous avons empêché l'adoption d'un accord qui vidait la directive sur le devoir de vigilance de sa substance.
Ce n’est qu’un début. Ce soir, l’Europe fait un pas vers le réveil stratégique auquel j’œuvre sans relâche. Comptez sur moi pour ne pas la laisser se rendormir.
Ce n’est pas encore la défense européenne que nous devons construire ensemble. Mais c’en est le socle.
Et surtout : toutes les décisions stratégiques sur les équipements financés par EDIP devront être prises en Europe et les industries européennes devront obtenir l’autorité de conception des équipements produits.
Ce que change EDIP :
- Une politique industrielle européenne de défense ;
- Des capacités produites en Europe pour nos armées ;
- Des emplois et des savoir-faire préservés ;
- Des décisions stratégiques prises en Europe ;
- Une coopération renforcée, avec l’Ukraine à nos côtés.
Mais nous avons tenu bon du côté du Parlement. Et pour la première fois, les investissements européens vont bénéficier aux industries européennes et à la sécurité européenne, malgré les oppositions de l’Administration américaine.
Le lobbying de l’industrie américaine fut intense à chaque étape et certains États européens ont longtemps refusé d’assumer l’ambition d’une industrie de défense authentiquement européenne.
Pendant plus de 6 mois, négociant pied à pied, ligne par ligne, nous avons bâti un accord qui donne enfin du contenu à cette idée d’autonomie européenne. Ce fut une bataille acharnée.