Encore une belle réussite de la macronie : faire repartir à la hausse la mortalité des plus jeunes.
Encore une belle réussite de la macronie : faire repartir à la hausse la mortalité des plus jeunes.
Différence de traitement par le Parisien entre la gauche et l'extrême droite. Exemple chimiquement pur.
cc @arretsurimages.net @acrimed.bsky.social
Municipales 2026 : quel parti est le plus concerné par l’antisémitisme ?
28 candidats ont tenu ou soutenu des propos antisémites, dont la grande majorité (67 %) est investie par le RN ou inscrite sur des “listes divers” affiliées au RN (14 %).
A lire en accès libre : bonpote.com/municipales-...
«Jamais depuis la création de la Sécurité sociale nous n'avions autant investi dans la santé» Emmanuel Macron, 9 novembre 2021
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Et Bréon désinforme à nouveau en affirmant que la mortalité diminue dans toutes les classes d'âge.
Or, je l'ai montré, la mortalité est (a minima) stable dans les classes d'âge des 0-39 ans.
On le voit, l'industrie n'emploie l'argument qu'à reculons en le disqualifiant par avance ("isolé et non pertinent"). Pourtant, cet argument est extrait d'un document intitulé « Fumer sans crainte ».
Même l'industrie du tabac dans ses grandes œuvres de désinformation était plus prudente que Bréon.
Extrait du document de 1954. « one indubitable fact-an isolated and probably irrelevant one, but one which makes a whale of a statistic-is that life expectancy has increased (or shortness of life has decreased) along with the increase in use of cigarettes . » https://www.industrydocuments.ucsf.edu/all-industries/documents/viewer/?iid=gfwd0216&id=gfwd0216&db-set=documents&industry=all-industries&rtool=download
Il utilise-là un argument que même l'industrie du tabac ne semble avoir utilisé qu'avec des pincettes.
On retrouve ainsi, dans un document de 1954 de l'industrie du tabac, l'idée selon laquelle l'espérance de vie a crû en parallèle de la consommation de tabac.
Aucune surprise à ce qu'on ne voit pas d'effet des cancers précoces (ou de tout autre problème de santé publique) dans l'évolution des taux de mortalité : même le tabagisme ne s'y voit pas, qui représente pourtant 1 décès sur 7 en France.
Capture d'écran d'un tweet de FM Bréon. « Bon, la bonne nouvelle est que la mortalité diminue à toutes les classes d'age, et qu'il n'y a pas de signe d'inflection, hors épisode COVID Cela d'invalide pas la hausse de cancers chez les jeunes, mais cette hausse n'a pas d'impact visible sur les tendances de mortalité » https://x.com/fmbreon/status/2022267326083609028
C'est un authentique marchand de doute. En plus de déformer les données, il ose même employer un argument que l'industrie du tabac ne tentait pas avec un tel aplomb.
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Courbe de la probabilité de décès de 0 à 39 ans selon l'année, de 1995 à 2023.La courbe diminue de moins en moins jusqu'aux alentours de 2015 puis se stabilise et semble amorcer une hausse. Sources : mortality.org
Pour la première fois depuis la 2è guerre mondiale, la mortalité des jeunes générations ne baisse plus. Elle amorce même une hausse.
Cela ne concerne pas que la mortalité infantile, mais globalement les 0 à 39 ans.
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Courbes des probabilités de mortalité par âge et par année de naissance (par groupes de 5 ans), en moyenne glissante sur 5 ans.
Enfin, regarder la probabilité de mortalité par âge et par cohorte de naissance montre que la cohorte de 1990 rattrapage, sur les dernières années, celle de 1985 ; celle de 1995 rattrape celle de 1990 ; celles de 2005 et 2000 sont largement confondues. Les gains sur la mortalité disparaissent.
Courbe de l'âge maximal auquel ont lieu les 1% de décès les plus jeunes, en France de 1970 à 2023.Dans les années 70, l'âge est de 0 car il y avait plus de 1% de mortalité infantile.
Courbe de l'âge maximal auquel ont lieu les 2% de décès les plus jeunes, en France de 1970 à 2023.
Une autre manière de regarder cela est de s'intéresser à l'âge maximal auquel ont lieu les 1% (ou 2%) de décès les plus jeunes. Cet âge n'avait cessé d'augmenter. Il se met finalement à baisser, montrant qu'il y a plus de décès plus jeunes.
Courbes des probabilités de décès par tranches d'âge de 10 ans, entre 0 et 39 ans, en France de 1990 à 2023.
Au sein des 0-39 ans, toutes les tranches d'âge sont concernées par la stabilité.
Courbe du taux de croissance d'une année sur l'autre de la probabilité de mortalité de 0 à 39 ans, en France entre 1995 et 2023.
Courbe du taux de croissance d'une année sur l'autre de la probabilité de mortalité de 0 à 39 ans, en France entre 1990 et 2023.
Si on regarde, pour la France, l'évolution de la probabilité de décès : celle-ci décroît de moins en moins depuis plusieurs décennies, jusqu'à passer à une augmentation depuis les dernières années.
Sur le plus long terme, on avait connu des hausses uniquement pendant les deux guerres mondiales.
Courbes de la probabilité de décéder chez les 0-39 ans en France, en Espagne, en Italie, en Allemagne, en Belgique et au Royaume-Uni de 1990 à 2023. Pour l'Allemagne, la courbe s'arrête à 2020, en 2024 pour la Belgique et en 2022 pour le Royaume-Uni.
Si on élargit le spectre, parmi nos grands voisins immédiats, on ne voit pas (encore ?) de stabilité en Belgique, en Allemagne ou en Italie. Seuls le Royaume-Uni et l'Espagne ont une stabilité légèrement haussière similaire à la France.
Courbes de la probabilité de décéder chez les 0-39 ans en France et en Espagne de 1990 à 2023.
La situation de la France n'est pas inédite. L'Espagne connaît par exemple une stabilité similaire, et même une faible remontée. Mais en Espagne la probabilité de décès est nettement plus faible qu'en France, alors qu'elles étaient similaires dans les années 1990.
Courbe de la probabilité de décéder chez les 0-39 ans en France, de 1995 à 2023.
En France, la probabilité de décéder entre 0 et 39 ans a atteint, hors Covid, son plus bas niveau entre 2016 et 2018 avec une probabilité de 1,76 à 1,77%. En 2022-2023, elle était de 1,84% puis 1,79%.
En moyenne sur 5 ans, une remontée de cette probabilité est inédite depuis la 2è guerre mondiale.
Courbe de la probabilité de décès de 0 à 39 ans selon l'année, de 1995 à 2023.La courbe diminue de moins en moins jusqu'aux alentours de 2015 puis se stabilise et semble amorcer une hausse. Sources : mortality.org
Pour la première fois depuis la 2è guerre mondiale, la mortalité des jeunes générations ne baisse plus. Elle amorce même une hausse.
Cela ne concerne pas que la mortalité infantile, mais globalement les 0 à 39 ans.
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Vivement la dissolution de LR.
L'inclusion de Mayotte s'est faite d'un coup et n'explique pas une hausse progressive. Par ailleurs, j'avais regardé pour 2019 : la mortalité infantile aurait été de 3,73, sans Mayotte, au lieu de 3,79
Capture d'écran de l'ancienne page de l'INED où une section téléchargements proposait de nombreuses données utiles. http://web.archive.org/web/20251117050136/https://www.ined.fr/fr/tout-savoir-population/chiffres/france/mortalite-cause-deces/mortalite-infantile/
Bonjour, merci !
J'avais bien vu cette page, mais elle est moins complète que la précédente. La précédente renvoyait vers diverses données détaillées, fort utiles (cf. image).
Par ailleurs une redirection de l'ancienne page vers l'actuelle pourrait être une bonne idée.
Par ailleurs, @ined.bsky.social, ça serait pratique que votre page sur la mortalité infantile redevienne accessible. Peut-être que l'importance du sujet le justifierait… https://www.ined.fr/fr/tout-s…
Graphique du taux de mortalité infantile en France depuis 1994. La moyenne glissante sur 5 ans augmente clairement depuis 2011-2012. Le taux de mortalité infantile a baissé entre 2024 et 2025. Néanmoins, cette baisse n'apparaît pas dans la moyenne glissante sur 5 ans, qui continue à augmenter en 2025. Notons néanmoins que pour la dernière année, la moyenne glissante n'est calculée que sur 3 ans (l'année courante et les 2 années précédentes).
Sous le prisme de cette analyse, la mortalité infantile continue à augmenter en France.
De mon côté, depuis 2021 quand j'ai commencé à alerter sur la hausse de la mortalité infantile, mon choix n'a pas varié : celui de faire une moyenne glissante sur 5 ans afin de gommer les légères variations d'une année sur l'autre.
https://factsory.org/2021/mor…
Par exemple, en 2023, l'Insee écrivait que la mortalité infantile avait « légèrement augmenté entre 2014 et 2017 ». Deux ans plus tard, pour l'Insee, la mortalité infantile augmentait depuis 2011. L'année suivante, la hausse s'était arrêtée en 2022 d'après l'Insee.
En ne regardant que les micro-variations d'une année sur l'autre, sans regarder la tendance plus large, l'Insee se contredit année après année.
Ce deux poids deux mesures montre un parti pris de l'Insee qui rechigne à parler d'une hausse et fait tout pour la minimiser, comme je l'écrivais ici : https://factsory.org/2025/cec…
Alors que la mortalité infantile augmente depuis 2011, il a fallu attendre 2025 pour que l'Insee l'écrive.
En supposant que la mortalité infantile soit désormais stable (ça reste à démontrer), il n'aurait fallu que 3 ans pour que l'Insee la mette en avant.
Graphique du taux de mortalité infantile en France depuis 1994. La moyenne glissante sur 5 ans augmente clairement depuis 2011-2012. Le taux de mortalité infantile a baissé entre 2024 et 2025. Néanmoins, cette baisse n'apparaît pas dans la moyenne glissante sur 5 ans, qui continue à augmenter en 2025. Notons néanmoins que pour la dernière année, la moyenne glissante n'est calculée que sur 3 ans (l'année courante et les 2 années précédentes).
La mortalité infantile continue à augmenter en France et l'@insee.fr continue à désinformer à ce sujet.
Dans son bilan démographique de 2025, l'Insee prétend que la mortalité infantile est stable depuis 2022.